MON HISTOIRE
Je m’appelle Audrey Oeillet. J’ai la quarantaine, je suis mariée et maman d’un petit garçon. Mon histoire avec les mots a démarré à l’adolescence, et cela fait désormais deux décennies que je vis de ma plume : vingt ans à observer, analyser et raconter les mutations technologiques et sociétales pour les plus grands médias du Web français.
Ce petit ninja à droite, c’est le logo de mon entreprise : Audrey Oeillet Rédaction. Parce qu’être rédactrice aujourd’hui, c’est devoir faire preuve d’agilité, afin de jongler entre de multiples compétences… Je vous raconte tout !

Du journalisme culturel au journalisme tech
J’ai fait mes premières armes en rédaction vers 2005 comme pigiste pour le site DVDSéries, puis pour les magazines Film(s) et SériesTV Mag (groupe Tournon). Après mes études, j’ai rejoint Pixmania en tant que rédactrice technique : là, j’ai pu affûter mon sens de la pédagogie et du détail, mais aussi confirmer mon appétence pour les produits high-tech.
Ma première grande expérience au cœur d’une rédaction s’est faite chez M6, au sein de l’équipe de Clubic, où je suis restée sept ans. J’y ai développé une solide culture des logiciels, du matériel et des us et coutumes du Web, et j’y ai couvert des dizaines de salons internationaux à travers le monde.
En devenant freelance, j’ai collaboré avec des groupes emblématiques comme Humanoid (Numerama), Altice (01net) ou Webedia (Jeuxvideo.com). Pour ces titres, j’ai décortiqué (et je décortique encore) les tendances de la pop culture, du high-tech, du jeu vidéo et du divertissement.
Cette école du journalisme exigeant m’a tout appris : l’agilité face au rythme de l’actualité, l’art de vulgariser des concepts complexes, l’optimisation SEO de première génération et, surtout, la rigueur absolue de l’enquête et du fact-checking.
Dix ans d’indépendance et un champ d’exploration élargi
Lorsque j’ai fait le choix de l’entrepreneuriat en 2016, je n’imaginais pas à quel point mon métier allait se métamorphoser. Au fil de cette décennie d’indépendance, j’ai jonglé entre le community management, la rédaction institutionnelle et le journalisme spécialisé, accompagnant des clients aux enjeux très variés :
- Tech & Usages numériques : Innovations, fintech, électroménager connecté, conseils du quotidien.
- Culture & Divertissement : Pop culture, cinéma/séries, jeux de société, jeux vidéo et TCG (Trading Card Games).
- Secteurs spécialisés & B2B : Immobilier, secteur du bâtiment, tourisme et sciences.
À travers les milliers d’articles, dossiers grand format, tests de produits et guides d’achat que j’ai signés — ou rédigés dans l’ombre —, une boussole constante a guidé ma pratique : l’exigence de la vérité factuelle, le sens de l’angle et la défense du lecteur. Je suis intransigeante sur ce point : même sur des projets de brand content, je réponds aux exigences des clients tout en préservant une ligne éditoriale cohérente avec le média hôte.
Le tournant de l’IA : de la curiosité à l’osmose technologique
Fin 2022, la déferlante ChatGPT m’a inquiétée, comme beaucoup dans le milieu. Mais plutôt que d’attendre que la tempête passe, j’ai décidé de plonger la tête la première dans ces outils pour les comprendre de manière autodidacte.
Au fil des versions, j’ai arrêté de voir l’IA comme une menace pour y percevoir une évidence : il ne s’agissait pas d’un gadget passager, mais de la plus grande mutation de nos métiers depuis l’avènement des moteurs de recherche.
En tâtonnant, j’ai compris que les IA génératives sont redoutables lorsqu’on travaille avec elles plutôt que contre elles, et qu’on refuse de leur déléguer aveuglément le travail humain. C’est ainsi que j’ai créé une véritable osmose entre l’artisanat de l’écrit et la puissance algorithmique :
- ChatGPT & Gemini pour apprivoiser la logique des grands modèles de langage.
- Midjourney pour accompagner l’écrit d’une identité graphique sur mesure.
- Codex (début 2026) pour franchir un cap décisif grâce aux scripts et à l’automatisation, rendant accessible ce qui était autrefois réservé aux techniciens : optimiser, structurer et fluidifier des chaînes de production éditoriale complexes.
Ma conviction : L’IA a la vitesse, l’humain a l’âme
Aujourd’hui, mon profil évolue vers celui d’AI Content Operations Specialist, mais mes fondamentaux restent intacts : l’humain aura toujours une place centrale dans l’écriture, la rédaction et la communication.
L’IA est un moteur d’exécution extraordinaire pour accélérer la recherche, tester des angles ou automatiser des tâches chronophages. Mais elle reste aveugle à la nuance, à l’émotion, à la déontologie et à la subtilité d’une ligne éditoriale.
Mon rôle aujourd’hui est d’associer le meilleur de ces deux mondes :
- Accompagner les entreprises, marques et rédactions qui souhaitent adopter l’IA sans dégrader leur image ni risquer la pénalité éditoriale.
- Concevoir des workflows de rédaction augmentée plus fluides et plus rapides, garantis par un contrôle humain irréprochable.
- Continuer de produire des contenus d’exception, qu’ils soient conçus avec l’assistance d’outils génératifs ou rédigés à 100 % à la main.
